Le paiement reçu le jour du tournage ou de l’enregistrement n’est pas toujours la fin de l’histoire. Dans la musique, un auteur-compositeur peut continuer à percevoir des droits lorsque sa chanson est diffusée, streamée, jouée en public ou utilisée dans une publicité. L’interprète et le propriétaire du master peuvent également recevoir des revenus selon les droits applicables et leurs contrats.
Au cinéma et à la télévision, certains professionnels touchent des résiduels lorsque l’œuvre est rediffusée ou exploitée sur de nouveaux supports, notamment dans les systèmes où des conventions collectives le prévoient. Les règles diffèrent selon le pays, le contrat, le statut de l’artiste et le mode d’exploitation. Une star peut aussi négocier une participation aux recettes ou aux bénéfices, mais ce type d’accord n’est pas automatique.
Les licences prolongent encore la durée économique d’une œuvre. Une vieille chanson utilisée dans une série peut générer une nouvelle rémunération. Un personnage de film peut produire des revenus de merchandising si l’acteur ou le créateur possède certains droits, même si la majorité des interprètes ne détient pas nécessairement une part de ces ventes. Les contrats déterminent qui reçoit quoi.
Enfin, un ancien succès augmente indirectement la valeur de la célébrité. Il peut attirer des concerts, conventions, campagnes de marque ou nouvelles propositions de rôles. C’est pourquoi deux personnes ayant participé au même film peuvent gagner des montants très différents vingt ans plus tard. Le succès crée une valeur durable, mais seuls les droits conservés et les clauses négociées transforment cette valeur en revenus directs récurrents.