Le quotidien de Sean « Diddy » Combs en prison fait l’objet d’un nouveau reportage très commenté aux États-Unis. NBC News affirme, sur la base de témoignages de quatre détenus de FCI Fort Dix et de contenus visuels examinés par sa rédaction, que le producteur bénéficierait d’un niveau de confort inhabituel : repas préparés par d’autres détenus, ménage, lessive, massages et accès présumé à des objets interdits dans l’établissement.
Le reportage évoque notamment l’utilisation supposée d’un téléphone portable de contrebande et d’une tablette modifiée, ainsi que la présence d’alcool. Ces éléments sont présentés comme des allégations provenant de détenus anonymes et non comme des faits reconnus par l’administration pénitentiaire. Le Bureau fédéral des prisons a rappelé de manière générale qu’il lutte contre l’introduction d’objets interdits, sans confirmer publiquement les détails concernant Combs.
Le représentant du rappeur a contesté la manière dont l’histoire est racontée. Il estime que la surveillance médiatique transforme des aspects ordinaires de la vie en détention en récit de traitement privilégié et affirme que Sean Combs purge sa peine dans le respect des règles, en attendant l’issue de son appel. Cette réponse ne confirme donc pas les accusations de téléphone, d’alcool ou de services rémunérés entre détenus. NBC précise que certaines photos et vidéos prises à l’intérieur de la prison ont été examinées par ses journalistes, mais l’identité des quatre détenus cités n’a pas été rendue publique. Cette combinaison d’images et de témoignages renforce l’intérêt du reportage sans supprimer la nécessité d’attribuer clairement les accusations tant qu’une enquête administrative ne les a pas établies.
Combs purge une peine fédérale de 50 mois après sa condamnation pour des infractions liées au transport de personnes à des fins de prostitution. Sa date prévisionnelle de libération a été avancée à janvier 2028 selon les informations disponibles sur son dossier carcéral. Le nouveau reportage relance surtout une question de contrôle interne à Fort Dix : savoir si les privilèges décrits existent réellement et, le cas échéant, comment des objets prohibés auraient pu circuler dans l’établissement.