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Fally Ipupa aux artistes congolais : « il faut prendre des risques »

Fally Ipupa encourage les musiciens congolais à sortir de leur zone de confort et rappelle comment ses propres choix hors de la rumba ont été critiqués avant d’être adoptés.

Fally Ipupa, chanteur congolais
Fally Ipupa encourage les artistes congolais à prendre davantage de risques dans leur création.

Fally Ipupa veut voir les musiciens congolais prendre davantage de risques. Dans une nouvelle prise de parole relayée le 1er octobre, l’artiste revient sur les critiques reçues lorsqu’il a commencé à sortir des morceaux qui ne correspondaient ni à la rumba classique ni aux catégories attendues. Il cite notamment Sweet Life comme exemple d’une chanson accueillie avec méfiance avant de trouver son public et d’influencer d’autres artistes.

Son message ne consiste pas à tourner le dos à la rumba congolaise. Fally défend plutôt l’idée qu’un artiste doit pouvoir utiliser cet héritage sans s’y enfermer. Dans son propre travail, il passe du lingala au français, à l’anglais ou au swahili et associe régulièrement des sonorités de rumba, de pop, d’Afrobeats et de musique urbaine. Cette mobilité stylistique est devenue l’une des principales caractéristiques de sa carrière solo.

Cette déclaration arrive à un moment où les musiques congolaises circulent davantage à l’international, mais où les débats sur la fidélité à la rumba restent très présents. Fally transforme son propre parcours en argument : l’innovation peut d’abord être perçue comme une rupture avant de devenir une nouvelle norme. Il invite ainsi les jeunes artistes à accepter une part d’incompréhension lorsqu’ils cherchent des formats qui n’existent pas encore dans leur marché.

L’actualité du chanteur doit aussi se lire au futur. Il a annoncé des concerts le 17 décembre à Douala, le 20 décembre à Yaoundé et les 24 et 25 décembre au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Ces dates n’ont pas encore eu lieu. Elles donneront néanmoins une nouvelle vitrine à cette philosophie musicale, avec un public venu autant pour la rumba que pour les morceaux plus hybrides qui ont élargi son audience.

Son discours intervient aussi à un moment où les collaborations entre artistes congolais et scènes francophones ou anglophones se multiplient. Cette ouverture peut faciliter l’expérimentation, mais elle pose aussi la question de la manière dont les artistes préservent une signature locale. Fally défend précisément l’idée qu’un risque créatif n’oblige pas à effacer ses racines.

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