SABC1 relance l’une de ses marques de divertissement avec une équipe entièrement renouvelée. HotSpot Seli débute sa nouvelle saison le 1er octobre à 18 heures sur SABC1 et SABC Plus avec Khanyi Mars, Munaka Muthambi et Oratile « Roiii » Kgobe à la présentation. Le trio remplace l’ancienne incarnation du programme et donne à l’émission une orientation beaucoup plus liée aux codes des réseaux sociaux et de la création numérique.
Khanyi Mars s’est construite dans les interviews d’artistes et les formats digitaux. Munaka Muthambi arrive avec une communauté importante sur Instagram et TikTok ainsi qu’une visibilité gagnée grâce à Love Never Lies SA. Roiii possède, lui, un parcours entre rap, radio, vidéo et création de contenus. Leur réunion illustre la stratégie de SABC1 : faire entrer sur une grande chaîne des personnalités qui ont déjà appris à parler à des audiences fragmentées en ligne.
Le programme conserve néanmoins l’ADN de Selimathunzi, franchise historique de la télévision sud-africaine. L’objectif reste d’aller au-delà des images très contrôlées des célébrités pour montrer les lieux, événements, coulisses, restaurants, tendances mode et expériences qui construisent la culture populaire locale. La nouvelle saison doit notamment passer par Scorpion Kings Live, Tropika Island of Treasure, l’iLembe Heritage Festival et le Macufe Music Festival.
Cette première diffusion est un test intéressant pour la télévision sud-africaine. Les trois présentateurs ont déjà une relation directe avec des publics jeunes sur les plateformes ; SABC1 doit maintenant voir si cette proximité peut être transformée en fidélité télévisuelle. HotSpot Seli n’abandonne donc pas la télévision classique : elle tente plutôt de l’alimenter avec des codes, des visages et des réflexes venus du numérique.
Le pari de SABC1 sera aussi mesurable sur la durée. Une forte audience de lancement ne suffira pas si les nouveaux visages ne parviennent pas à imposer leur ton sur plusieurs semaines. Pour Khanyi Mars, Munaka Muthambi et Roiii, l’enjeu est donc de transformer leur aisance numérique en véritable présence télévisuelle, avec un rythme différent de celui des vidéos courtes.