Les créateurs de contenu prennent une place grandissante dans les campagnes publicitaires au Kenya.
La bataille pour les contrats publicitaires change rapidement au Kenya. Créateurs de contenu, humoristes et personnalités numériques prennent une place croissante dans les budgets marketing, au point de concurrencer directement les musiciens et les formes traditionnelles de célébrité. Le marché local de l’influence est désormais évalué à plus d’un milliard de shillings par an.
Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. Selon une étude citée par Business Daily, les influenceurs kenyans auraient généré environ 1,07 milliard de shillings en revenus liés aux contenus sponsorisés en 2025. Eric Omondi arrive en tête des estimations avec 57 millions, devant Amber Ray et plusieurs humoristes. TikTok indique parallèlement que plus de 200 créateurs kenyans ont gagné plus de 350 000 dollars via des collaborations de marques durant la première année de ses opérations commerciales locales.
Le changement ne repose plus uniquement sur le nombre d’abonnés. Plusieurs grandes entreprises privilégient désormais des créateurs capables d’intégrer naturellement un produit dans leur humour ou leur quotidien. Les comédiens deviennent particulièrement recherchés parce que leur contenu paraît moins publicitaire et génère souvent davantage d’engagement.
Cela ne signifie pas que les artistes musicaux disparaissent du marketing kenyan. Mais la célébrité seule ne suffit plus. Les marques veulent des communautés actives, des vidéos partageables et des créateurs capables de raconter une histoire autour du produit. Dans ce nouvel écosystème, un humoriste viral peut désormais peser commercialement autant qu’une star de la musique.