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Le SIMA revient à Cotonou pour convertir la visibilité musicale en revenus et en emplois

La troisième édition du SIMA se tiendra les 12 et 13 novembre 2026 à Cotonou. IA, droits d’auteur, financement et mobilité des artistes seront au cœur des discussions.

Professionnel de l’industrie musicale africaine
Un professionnel de l’industrie musicale africaine, illustration du SIMA.

Cotonou accueillera les 12 et 13 novembre 2026 la troisième édition du Salon des industries musicales d’Afrique francophone, plus connu sous le nom de SIMA. L’événement veut dépasser la simple exposition d’artistes pour se concentrer sur une question économique : comment transformer la visibilité croissante de la musique africaine en revenus durables, en entreprises solides et en emplois sur le continent ?

Le programme annoncé couvre plusieurs sujets devenus centraux pour l’écosystème : intelligence artificielle, droits d’auteur, financement, mobilité des artistes et structuration des métiers. Le thème de cette édition, « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence », résume cette ambition de faire du succès culturel un levier économique et institutionnel plus puissant. Les organisateurs veulent réunir artistes, producteurs, managers, investisseurs, plateformes et responsables publics.

Le SIMA s’appuie aussi sur les résultats revendiqués par les éditions précédentes. La précédente rencontre avait attiré plusieurs milliers de participants et de professionnels, signe d’un besoin de lieux de négociation et de formation dans une industrie souvent très visible mais encore fragmentée. Pour les artistes francophones, la question de la circulation entre pays et de l’accès à des financements adaptés reste notamment un frein important.

En choisissant Cotonou, le salon poursuit sa logique panafricaine et place le Bénin au centre d’un débat de plus en plus concret : la musique africaine n’a plus seulement besoin d’audience. Elle doit aussi construire des modèles capables de retenir davantage de valeur sur le continent, de rémunérer les créateurs et de faire émerger des entreprises durables autour de leurs œuvres.

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