La condamnation de Pierre Ménès à deux mois de prison avec sursis pour agression sexuelle est désormais définitive. Il ne s’agit pas d’une nouvelle condamnation prononcée en octobre 2026 : la décision remonte au tribunal correctionnel de Paris en avril 2023. Ce qui change aujourd’hui est l’épuisement des voies de recours disponibles dans cette procédure.
Selon une source judiciaire citée par L’Équipe, la cour d’appel de Paris a constaté le 19 août que l’appel de l’ancien chroniqueur avait été déposé hors délai et l’a donc déclaré irrecevable. Pierre Ménès n’a ensuite pas formé de pourvoi en cassation. Son droit de recours étant éteint, la condamnation est considérée comme définitive depuis le 1er septembre.
Le dossier concernait des faits survenus en 2018 dans une boutique des Champs-Élysées à Paris. En 2023, le tribunal l’avait déclaré coupable d’une partie des faits reprochés concernant une vendeuse. À l’audience, Pierre Ménès avait contesté toute agression et dénoncé un « dossier vide » ainsi qu’un « coup monté ». Le tribunal avait retenu certains éléments et écarté d’autres accusations en raison du doute.
La peine prononcée était de deux mois d’emprisonnement avec sursis, accompagnée d’une peine complémentaire d’un an d’inéligibilité. Le caractère définitif de la condamnation signifie qu’elle ne peut plus être remise en cause par les recours ordinaires qui étaient encore possibles dans ce dossier. Il convient donc de distinguer la date du jugement initial, en 2023, de la situation procédurale actuelle qui clôt désormais la procédure.