Prince Ajayi revient au point de départ de son parcours créatif. Le Nigérian installé à Montréal a relancé sa carrière musicale avec le single « Waka Waka », plus de vingt ans après ses premières expériences d’écriture et d’enregistrement. Entre-temps, il a construit un parcours dans la danse, la chorégraphie, le cinéma, la réalisation et l’entrepreneuriat, autant d’activités qu’il dit désormais vouloir faire dialoguer dans sa nouvelle musique.
L’artiste raconte avoir commencé à écrire des chansons bien avant que la danse ne devienne un axe majeur de sa carrière. Ce détour l’a conduit sur des scènes importantes et au contact de plusieurs figures de l’industrie nigériane. La curiosité pour la manière dont les mouvements étaient filmés l’a ensuite poussé vers la caméra, le montage puis la réalisation. Son retour musical arrive donc avec un bagage beaucoup plus large que celui de ses débuts.
« Waka Waka » est présenté comme un morceau basé sur le mouvement, notion qui résume aussi sa trajectoire entre pays, disciplines et identités. Prince Ajayi dit mélanger Afrobeats, narration et influences venues de différents espaces culturels. Il utilise plusieurs langues, dont l’anglais, le français, le yoruba, le bini et le pidgin nigérian, mais affirme vouloir les intégrer pour leur musicalité plutôt que comme simple démonstration multiculturelle.
Le défi sera maintenant de transformer cette histoire singulière en nouvelle carrière discographique durable. Revenir après deux décennies signifie retrouver un public dans un secteur profondément transformé par le streaming et les réseaux sociaux. Ajayi dispose toutefois d’un avantage : il connaît déjà plusieurs dimensions de la création visuelle et de la scène. « Waka Waka » sert ainsi de premier test pour voir comment ces expériences peuvent se réunir dans une identité musicale contemporaine.