Le Zimbabwe a appris le 1er octobre la mort de l’une de ses personnalités les plus visibles sur les réseaux sociaux et dans les milieux d’affaires. Le président Emmerson Mnangagwa a confirmé que Wicknell Chivayo avait péri dans le crash d’un hélicoptère survenu la veille dans la région rurale de Marondera. Son épouse, Lucy Muteke, figure également parmi les victimes. L’appareil a pris feu après l’impact et les autorités de l’aviation civile ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident.
Chivayo, âgé de 43 ans, avait construit une notoriété qui dépassait largement le monde des affaires. Ses publications mêlaient voitures de luxe, cadeaux très coûteux, actions de philanthropie et proximité affichée avec plusieurs dirigeants africains. Au Zimbabwe, sa relation avec le président Mnangagwa et ses liens avec le parti au pouvoir Zanu-PF avaient fait de lui une figure particulièrement commentée. Son nom avait aussi été associé à d’importants contrats dans l’énergie et les infrastructures, avec des controverses qu’il contestait.
Les premières informations sur le nombre exact de personnes à bord ont varié selon les autorités et des proches. Cette incertitude rend préférable de ne pas figer un bilan détaillé tant que l’enquête n’a pas publié sa version définitive. En revanche, la présence de Chivayo et de son épouse dans l’appareil ainsi que leur décès ont été confirmés par la famille et par le chef de l’État. La cause du crash, elle, n’est pas encore établie.
Sa disparition provoque des réactions contrastées au Zimbabwe, où son goût de la mise en scène avait fait de lui une célébrité aussi admirée que critiquée. Elle met brutalement fin à une trajectoire constamment exposée en ligne, au croisement des affaires, de la politique et du show-business. Pour l’instant, l’événement doit rester traité comme un accident aérien sous enquête, sans reprendre les spéculations apparues sur les réseaux à propos d’un éventuel acte criminel.