Le mot « producteur » peut désigner plusieurs réalités, mais dans la création musicale il s’agit souvent de la personne qui construit ou supervise le son du morceau. Elle peut programmer les rythmes, choisir les instruments, arranger la structure ou guider l’enregistrement. Sa rémunération dépend donc du niveau d’implication et du contrat négocié avec l’artiste ou le label.
Une première source de revenu est le cachet de production. Le producteur reçoit une somme pour livrer l’instrumental ou réaliser la séance. Dans certains accords, ce paiement est une avance sur d’autres revenus ; dans d’autres, il rémunère uniquement le travail initial. Les montants varient énormément selon la notoriété du producteur, le budget du projet et le marché.
Le producteur peut également obtenir des « points », c’est-à-dire un pourcentage lié aux revenus de l’enregistrement master. Si la chanson génère des écoutes, ventes ou licences, cette participation peut devenir plus importante que le cachet initial. Et lorsque le producteur contribue à la mélodie, aux accords ou à d’autres éléments de la composition, il peut aussi être crédité comme auteur-compositeur et toucher une part des droits d’édition.
Tout cela doit être écrit. Deux producteurs ayant travaillé sur des chansons aussi populaires peuvent être payés très différemment selon leurs contrats. Les revenus peuvent aussi être diminués par des avances à récupérer ou par la part d’autres ayants droit. Pour un jeune producteur, comprendre les splits, les droits sur le master et les droits de composition est donc aussi important que savoir fabriquer un bon son.