Le single est le format le plus simple : il met en avant une chanson principale, parfois accompagnée d’une face B, d’un remix ou d’une version instrumentale. Dans le streaming, un single peut contenir plus d’un fichier tout en restant présenté comme une sortie courte. Il sert souvent à lancer une campagne ou à tester l’accueil d’un nouveau morceau.
L’EP, pour « extended play », se situe entre le single et l’album. Il contient généralement plusieurs chansons mais reste plus court qu’un album complet. Les artistes l’utilisent pour présenter un univers, occuper l’espace entre deux albums ou lancer une nouvelle phase de carrière sans devoir produire une œuvre longue. Les plateformes ont leurs propres règles techniques de classement, qui peuvent varier.
La mixtape est historiquement plus libre. Dans le rap et certaines scènes urbaines, elle a longtemps servi à publier rapidement des morceaux, freestyles ou collaborations, parfois avec une approche moins formelle qu’un album. Aujourd’hui, certaines mixtapes sont produites et commercialisées presque comme des albums. Le mot décrit donc souvent l’intention et la culture du projet autant que sa durée.
L’album reste généralement le projet le plus structuré : davantage de titres, une campagne plus importante et souvent une volonté de créer un ensemble cohérent. Mais aucune frontière artistique n’est totalement fixe. Un projet de huit morceaux peut être présenté comme album par un artiste et comme EP par un autre. Les étiquettes aident surtout le public et les plateformes à comprendre l’ampleur et la place d’une sortie dans une carrière.