Le rappeur et entrepreneur ghanéen D-Black a dénoncé le faible nombre de radios et télévisions qui s’acquitteraient de leurs obligations en matière de droits musicaux. Dans une réaction publiée le 17 octobre 2026, il s’appuie sur des informations attribuées à l’organisme de gestion collective GHAMRO. Selon les chiffres relayés, seize diffuseurs seulement figureraient parmi les structures conformes, sur un ensemble présenté comme dépassant sept cents opérateurs. Ces données sont des chiffres rapportés par l’artiste et l’organisme concerné, non le résultat d’un audit indépendant établi par notre rédaction.
Les droits de diffusion constituent une source de rémunération distincte des ventes, des concerts et de certaines recettes numériques. Lorsqu’une station utilise de la musique dans sa programmation, le cadre de gestion collective prévoit des mécanismes pour rémunérer les titulaires de droits. La collecte et la redistribution peuvent cependant devenir difficiles lorsque les déclarations ou les paiements ne suivent pas. Pour les créateurs, la conséquence potentielle est une diminution des revenus attendus de la circulation publique de leurs œuvres.
En choisissant d’interpeller les diffuseurs, D-Black replace la question au centre de l’actualité du show-business ghanéen. Son intervention peut également encourager les artistes à mieux comprendre le fonctionnement des organismes chargés de gérer leurs droits. L’enjeu ne concerne pas seulement les chanteurs les plus connus : auteurs, compositeurs, producteurs et ayants droit peuvent être affectés par l’efficacité de la collecte. Il convient néanmoins de distinguer les obligations réglementaires réelles des reproches formulés dans un débat public.
Le bilan présenté par GHAMRO devrait, pour être pleinement apprécié, être confronté au périmètre exact des diffuseurs recensés, aux périodes considérées et aux situations de contestation éventuelles. Les chiffres mis en avant ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier chaque opérateur en défaut de paiement. Ils soulignent toutefois une préoccupation récurrente dans l’industrie musicale : une chanson peut être très entendue sans que la rémunération correspondante soit clairement perçue par ses créateurs. La sortie de D-Black appelle donc une discussion documentée sur la transparence et le respect des droits.