Julius Agwu a livré un témoignage particulièrement personnel sur la période qui a suivi son opération du cerveau en 2015. Le comédien nigérian raconte avoir été opéré d’une tumeur maligne, puis hospitalisé de nouveau à Londres l’année suivante. Il affirme avoir passé plusieurs mois dans le coma et décrit cette séquence comme un tournant qui a bouleversé sa mémoire, sa carrière et ses relations personnelles.
Dans son récit, Agwu explique que certaines amitiés se sont éteintes pendant sa convalescence. Des proches qui l’entouraient auparavant auraient cessé de communiquer avec lui au moment où son état de santé exigeait davantage de soutien. Il accuse également son ancien manager d’être parti avec son argent. Cette dernière affirmation vient de son propre témoignage et aucune réponse de la personne mise en cause n’apparaît dans la source publiée avec l’interview.
Le comédien évoque également des séquelles sur sa mémoire. Certaines informations lui échappent plus facilement depuis l’intervention, dit-il, une situation qu’il relie directement à l’opération. Cette fragilité tranche avec l’image publique qu’il avait construite grâce à la scène, aux spectacles et à sa capacité à mêler musique et humour. Il rappelle d’ailleurs avoir contribué à populariser l’expression « music comedy » pour décrire une partie de son style.
Son intervention ne cherche pas à réécrire toute son histoire professionnelle. Elle met surtout en lumière l’isolement que peut provoquer une longue maladie, même pour une personnalité entourée en apparence par un large réseau. Plus de dix ans après l’opération, Julius Agwu insiste d’abord sur le fait d’être encore en vie. La reconnaissance envers ceux qui sont restés se mêle à une blessure toujours visible lorsqu’il évoque ceux qui, selon lui, ont disparu au moment le plus difficile.