La huitième édition du Festival Lassiry Hip-Hop place la sécurité routière et ferroviaire au cœur de sa programmation 2026. L’événement débute à Conakry le 29 octobre et entend utiliser les cultures urbaines pour sensibiliser les jeunes, en parallèle des concerts et des activités de formation. Ce thème donne à la manifestation une dimension citoyenne affirmée, dans laquelle le rap, le graffiti, le DJing et les échanges professionnels deviennent aussi des moyens de porter des messages de prévention.
Le projet a été présenté aux autorités guinéennes avant l’ouverture du festival. Le 22 octobre, une délégation conduite par M’Baye Aissatou Fall, administrateur et manager de Lassiry Hip-Hop, a rencontré le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les échanges ont porté sur la valorisation des talents, la coopération artistique avec la France et les actions envisagées autour de la sécurité des déplacements. Le festival est ainsi présenté comme un espace où expression culturelle et sensibilisation peuvent se compléter.
Les organisateurs ont également prévu un volet professionnel comprenant des ateliers liés aux labels, à la distribution numérique, aux arts visuels et au DJing. Des rencontres dans les universités sont annoncées afin de faire connaître les métiers des industries culturelles et créatives. Cette démarche relie la prévention des risques à une réflexion plus large sur les perspectives d’insertion et les parcours des jeunes artistes. La programmation prévoit aussi des collaborations musicales entre participants guinéens et français.
Après la séquence de Conakry, prévue du 29 octobre au 1er novembre, Lassiry Hip-Hop se prolongera à Paris du 4 au 7 novembre. Le festival veut faire circuler artistes, projets et compétences entre les deux scènes. En choisissant la sécurité routière comme fil conducteur, il inscrit les cultures urbaines dans le débat public sans renoncer à leur énergie artistique. Cette orientation constitue l’un des marqueurs de l’édition 2026.