Rocky Dawuni a relancé le débat sur la visibilité des productions culturelles nationales au Ghana. Dans des déclarations relayées le 17 octobre 2026, le chanteur regrette que les créations étrangères occupent une place importante au détriment de musiciens, cinéastes et autres artistes locaux. Selon lui, cette situation prive le secteur national d’une attention nécessaire à son développement. Son propos vise moins les échanges internationaux eux-mêmes que le manque d’équilibre entre œuvres importées et productions réalisées dans le pays.
La diffusion constitue un enjeu crucial pour les créateurs. Une chanson ou un film peut être disponible sans bénéficier d’une exposition suffisante auprès du public. Les décisions prises par les radios, les télévisions, les salles et les plateformes ont donc des répercussions sur la capacité d’une œuvre à être découverte. Les revenus qui en découlent peuvent ensuite influencer les budgets de production suivants. Rocky Dawuni invite ainsi à considérer le soutien à la culture locale comme une question économique aussi bien qu’artistique.
Le chanteur n’appelle pas, dans les éléments rapportés, à fermer les frontières culturelles. Son intervention peut plutôt être comprise comme une demande de meilleure représentation des talents nationaux dans les espaces où se forment les habitudes du public. Les programmes musicaux, les événements et les politiques de promotion sont autant de moyens potentiels d’élargir cette exposition. Pour les jeunes artistes, la visibilité dans leur pays peut servir de première étape avant de rechercher des opportunités sur d’autres marchés africains ou internationaux.
La question soulevée par Rocky Dawuni dépasse d’ailleurs le seul Ghana. Dans plusieurs pays africains, les industries créatives tentent de concilier concurrence mondiale, accès aux technologies et développement de modèles économiques viables. Aucun chiffre indépendant n’a été avancé ici pour mesurer précisément la part des œuvres locales dans l’ensemble des diffusions. Ses déclarations ont surtout le mérite d’ouvrir une discussion : comment transformer la diversité des talents disponibles en audiences, en emplois et en revenus durables pour ceux qui produisent la culture nationale ?