Musique

Shatta Wale écrit à John Mahama et réclame une régulation des réseaux sociaux qui protège la liberté d’expression

Shatta Wale propose au président ghanéen John Mahama un cadre contre la diffamation et le harcèlement en ligne, avec procédure régulière et contrôle indépendant.

Portrait du chanteur ghanéen Shatta Wale
Shatta Wale. Image d’archive.

Shatta Wale s’invite dans le débat ghanéen sur l’avenir des réseaux sociaux. Dans une lettre ouverte adressée au président John Dramani Mahama, le chanteur demande un cadre capable de lutter contre la diffamation, le harcèlement et les abus en ligne sans transformer la régulation en outil de restriction de la parole.

Selon le texte rendu public le 28 septembre, l’artiste insiste sur plusieurs garde-fous : des règles clairement définies, une procédure régulière et un contrôle indépendant, notamment judiciaire. L’idée défendue est qu’un contenu préjudiciable puisse faire l’objet de recours sans donner à une autorité un pouvoir discrétionnaire trop large sur ce qui peut ou non être publié.

La prise de position intervient après un appel de Mahama à un dialogue national sur TikTok et les nouveaux médias. Le président avait évoqué des problèmes de désinformation, d’insultes et d’intégrité de l’information, en demandant aux organisations de médias et autres parties prenantes de réfléchir au cadre approprié.

Shatta Wale ne rejette donc pas le principe d’une régulation. Sa lettre défend plutôt un équilibre entre protection contre les abus et garanties pour la liberté d’expression. Ce positionnement place une star de la musique au cœur d’un débat qui concerne directement les artistes, influenceurs et créateurs dont une grande partie de la carrière se construit désormais sur les plateformes sociales.

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