À Lagos, le festival AFRIFF présente ce mardi 3 novembre « Where the Sun Shines Bright », un film sur les enfants qui grandissent loin de leurs parents dans la Chine rurale. La séance est programmée à 13 heures, heure nigériane, dans la salle 1 du Landmark. Réalisé par Lam Can-zhao, ce long métrage d’environ 67 minutes suit cinq jeunes d’un même village, confrontés chacun à une forme différente d’absence familiale.
Aileen, sept ans, part vers la ville avec un œuf rouge pour tenter de retrouver sa mère. Dan, douze ans, affronte les brimades à l’école et des relations difficiles avec son père. Pour Xuan, treize ans, la mue de sa voix complique un rêve de retrouvailles familiales. Tia s’exprime par la danse sur TikTok tout en apprenant à vivre avec sa belle-mère. Hong, qui atteint dix-huit ans, s’interroge sur la vie qui l’attend au seuil de l’âge adulte.
Ces personnages composent une fresque marquée par les migrations de travail : les adultes quittent le village pour gagner leur vie ailleurs, laissant les enfants organiser leur quotidien autour de cette séparation. Le récit relie les expériences de plusieurs générations sans effacer leurs différences. La distribution comprend notamment Jin Sha et Liu Yikai. La photographie est signée Gou Haokun et Pan Wenhua, tandis que Lam Can-zhao assure également l’écriture et le montage du film.
Le cinéaste avait déjà exploré la jeunesse dans « A Bright Sunny Day », sélectionné à Cannes en 2023, et « A Summer’s End Poem », distingué à Berlin en 2024. La projection de Lagos permet de découvrir la façon dont il a développé cette matière en un récit collectif. Présenté dans la sélection des longs métrages de l’AFRIFF, « Where the Sun Shines Bright » apporte au festival un regard venu d’Asie sur la famille, l’éloignement et le passage à l’âge adulte.