Depuis le samedi 17 janvier 2026, des incendies géants ravagent le sud du Chili et ont déjà fait au moins 20 morts, tandis que les flammes ont détruit plus de 42 000 hectares dans plusieurs régions, notamment Biobío, Ñuble et Araucanía.
Face à l’ampleur du désastre, le président Gabriel Boric a décrété un état de catastrophe dans les zones les plus touchées, alors que les conditions météo, fortes chaleurs et vents, ont accéléré la propagation des feux et compliqué l’intervention des secours. Les autorités ont procédé à des évacuations massives et l’on dénombre des centaines d’habitations endommagées ou détruites.

Au-delà de l’urgence, ces mégafeux relancent un débat central au Chili, l’absence d’un cadre légal jugé suffisamment contraignant pour imposer des mesures de prévention, entretien des zones à risque, obligations pour les propriétaires et entreprises, planification autour des zones habitées. Des experts et organisations environnementales réclament une loi capable de rendre ces actions obligatoires, afin d’éviter que chaque été ne se transforme en catastrophe nationale.


