Cuba autorise une participation accrue des entreprises privées dans plusieurs secteurs jusque-là dominés par l’État.

Cuba ouvre plusieurs secteurs publics aux entreprises privées

Cuba accélère l’ouverture de son économie aux entreprises privées. Les autorités ont présenté une série de réformes permettant aux acteurs non étatiques d’intervenir davantage dans l’agriculture, le tourisme, la distribution de carburant, les transports et certains services liés à la santé. Ces changements font partie d’un programme de 176 mesures adopté pour tenter de redresser une économie profondément fragilisée. (Reuters)

Les entreprises privées pourront notamment importer et revendre certains médicaments, distribuer du carburant et développer des établissements d’accueil pour personnes âgées. Le gouvernement prévoit également d’assouplir l’accès aux terres agricoles pour les producteurs privés et les investisseurs étrangers. Près de 200 entreprises auraient déjà été autorisées à participer à la distribution de combustibles. (Reuters)

L’État cubain ne renonce toutefois pas au contrôle des secteurs considérés comme stratégiques. La santé publique, la culture, les médias et plusieurs services essentiels resteront largement placés sous son autorité. Le président Miguel Díaz-Canel affirme que ces transformations ne constituent pas une transition vers le capitalisme et qu’elles n’ont pas été adoptées pour satisfaire les États-Unis. (Reuters)

Cette ouverture intervient alors que Cuba traverse de graves pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, accompagnées de coupures d’électricité répétées. La Havane espère stimuler la production nationale, attirer des capitaux étrangers et réduire la pression sur les finances publiques. La mise en œuvre des réformes sera néanmoins progressive et restera étroitement réglementée. (Reuters)