Pete Edochie parle du Ghana avec un vocabulaire affectif : pour l’acteur nigérian, le pays est devenu une « deuxième maison ». Présent à Accra dans le cadre d’Accra Legacy Week, le vétéran de Nollywood a profité d’un échange avec le comédien Parrot Mouth pour revenir sur des liens tissés pendant plusieurs décennies avec des artistes et personnalités ghanéennes.
Le souvenir le plus chargé d’émotion concerne Jerry John Rawlings. Edochie raconte une relation suffisamment proche pour que certaines personnes, en voyant leurs photos, aient parfois cru qu’ils étaient frères. Les deux hommes étaient nés à quelques mois d’intervalle en 1947. L’acteur se rappelle notamment leur dernière rencontre avant la mort de l’ancien président ghanéen en novembre 2020 et dit encore ressentir le poids de cette disparition lorsqu’il revient dans le pays.
Edochie souhaite se rendre sur la tombe de Rawlings pour lui rendre hommage. Il a également évoqué d’autres relations nouées au Ghana, dont celle avec l’acteur Emmanuel Armah, qu’il espérait revoir malgré ses problèmes de santé. Il a aussi parlé de Moesha Buduong, avec qui il avait travaillé dans une production ghanéenne. Ces souvenirs montrent combien sa carrière s’est construite au-delà des frontières du Nigeria, à une époque où les collaborations entre industries ouest-africaines ont contribué à former un public régional.
Son passage à Accra prend ainsi une dimension plus large qu’une simple apparition publique. Pete Edochie y revisite une histoire personnelle faite de cinéma, d’amitiés et de mémoire politique. En parlant du Ghana comme d’une seconde maison, l’acteur résume la place particulière qu’occupe le pays dans sa trajectoire : un espace professionnel, mais aussi un territoire lié à des relations qu’il continue de considérer comme familiales.