Transports, trains, avions, écoles, hôpitaux… la Belgique tourne au ralenti. Une grève générale massivement suivie a paralysé le pays, laissant gares et rails quasi déserts tandis que de nombreux vols et cours ont été annulés. Les syndicats parlent d’un bras de fer indispensable face aux nouvelles mesures du gouvernement.
Au cœur de la colère, plusieurs réformes jugées injustes par les manifestants. L’âge de la retraite doit passer de 65 à 67 ans pour tous, les augmentations de salaire seraient plafonnées et certaines primes rabotées. S’ajoutent des mesures sur le pouvoir d’achat, comme la TVA sur le gaz et l’exclusion d’environ 100 000 personnes du chômage, qui font exploser la grogne.
Les grandes centrales syndicales belges, habituées aux démonstrations de force, assument cette paralysie totale. Elles promettent de continuer la pression tant que les réformes ne seront pas revues. Pour elles, cette journée de blocage est un rappel clair au gouvernement que sans les travailleurs, le pays s’arrête.

