Le Nigeria est de plus en plus présenté comme un point central de réseaux de cyber-fraude liés à des ressortissants chinois, après une série d’opérations menées par l’EFCC. Selon la presse nigériane, l’agence a arrêté 177 ressortissants chinois lors de raids entre décembre 2024 et janvier 2025, décrivant des “centres” d’escroquerie organisés comme des bureaux, mêlant notamment phishing et fausses promesses d’investissements en cryptomonnaies. En août 2025, Reuters a aussi rapporté que le Nigeria avait expulsé 50 ressortissants chinois condamnés pour cyber-terrorisme et fraude sur internet, dans le cadre d’un durcissement de la lutte contre ces réseaux.
Le phénomène dépasse le Nigeria et plusieurs dossiers similaires ont été documentés en Afrique. En Angola, des autorités ont arrêté 46 ressortissants chinois soupçonnés d’opérer un casino en ligne illégal depuis un hôtel de Luanda visant notamment des joueurs au Nigeria et au Brésil. En Zambie, un tribunal a condamné 22 ressortissants chinois pour des escroqueries en ligne ciblant aussi des victimes à l’étranger, dont à Singapour, au Pérou et aux Émirats arabes unis. Ces affaires s’inscrivent dans un contexte plus large décrit par l’ONU, qui observe l’extension de centres d’arnaques et de fraudes transnationales au-delà de l’Asie, en profitant de failles locales et d’écosystèmes numériques plus vulnérables.

