Dans l’enquête sur le spectaculaire braquage du Louvre, la justice française a désormais mis en examen quatre personnes. Deux hommes de 34 et 39 ans, originaires d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ont été arrêtés le 25 octobre, l’un d’eux alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour l’Algérie à l’aéroport de Roissy. Ils sont poursuivis pour « vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs » et ont partiellement reconnu leur participation au casse, selon la procureure de Paris Laure Beccuau. Leur ADN a été retrouvé sur la moto utilisée pour la fuite.
Le 29 octobre, cinq autres personnes ont été interpellées. Parmi elles, un homme de 37 ans soupçonné d’avoir fait partie du commando et d’avoir dérobé la nacelle qui a permis l’accès au musée, et une femme de 38 ans poursuivie pour « complicité de vol en bande organisée ». Tous deux ont été mis en examen à leur tour et placés en détention provisoire, tandis que les trois autres interpellés ont été remis en liberté sans poursuites à ce stade. La presse a également révélé que l’un des suspects est un ancien agent de sécurité du Louvre et petit influenceur des réseaux sociaux, identifié comme Abdoulaye N., ce qui pose la question de complicités internes ou d’une connaissance fine des failles de sécurité du musée.
Le braquage lui-même a eu lieu le 19 octobre 2025 dans la galerie d’Apollon. En moins de huit minutes, quatre hommes cagoulés, déguisés en ouvriers, ont utilisé une nacelle élévatrice et des meuleuses pour fracturer les vitrines et s’enfuir avec huit pièces des anciens joyaux de la Couronne, estimées à environ 88 à 100 millions d’euros. Seule la couronne de l’impératrice Eugénie a depuis été retrouvée, mais très endommagée. La procureure insiste sur le fait qu’il s’agirait plutôt de « petits délinquants » que de grand banditisme organisé, tout en reconnaissant que l’hypothèse d’un commanditaire reste ouverte. Pendant ce temps, de faux portraits de prétendus braqueurs circulent massivement sur TikTok et Instagram, obligeant les autorités et plusieurs médias à rappeler qu’il s’agit de montages viraux sans lien avec le dossier.
