Scène de police à Araçatuba après un braquage de type novo cangaço

Braquages « nouveau cangaço » au Brésil des otages attachés aux voitures lors des fuites

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Depuis quelques années, des gangs brésiliens mènent des raids spectaculaires contre des banques, inspirés du cangaço historique. Leur marque : armes lourdes, explosifs, drones, couvre-feu improvisé… et parfois des otages attachés aux carrosseries pour dissuader la police, comme à Araçatuba en 2021. Décryptage d’une méthode violente et ultra-planifiée.

Araçatuba 2021 le choc visuel

Dans la nuit du 30 août 2021, des braqueurs prennent d’assaut plusieurs agences. Sur des vidéos, on voit des otages sanglés sur des voitures. Bilan : morts, blessés, ville paralysée. Les images font le tour du monde et marquent l’entrée du « novo cangaço » dans le vocabulaire international.

Une doctrine criminelle en mutation

Des chercheurs en sécurité décrivent un style combinant armes de guerre, explosifs, pièges et tactiques de dispersion. Le but : saturer la réponse policière, gagner du temps, et fuir avec le butin. Un mémo stratégique détaille l’usage de drones et de boucliers humains.

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Un phénomène plus large que l’actualité d’un soir

Reuters a documenté la récurrence de ces attaques et leur professionnalisation dans plusieurs villes brésiliennes ces dernières années. Le terme « novo cangaço » s’est imposé, même si les contextes varient d’un État à l’autre.

Le « nouveau cangaço » n’est pas une simple anecdote. C’est une méthode.