Une intervention au Parlement relance la controverse sur les cimetières musulmans dans un Japon où la crémation reste largement majoritaire.

Au Japon des habitants refusent l’ouverture de cimetières musulmans

Au Japon, une vidéo largement relayée fin novembre 2025 montre une élue japonaise expliquant que « la demande des musulmans pour des cimetières est refusée » et rappelant que la crémation est la norme dans le pays. Ce discours, tenu au Parlement selon les extraits diffusés, relance le débat sur les droits funéraires de la communauté musulmane, alors qu’environ 350 000 musulmans vivent désormais au Japon.

En réalité, la loi japonaise n’interdit pas l’inhumation en pleine terre, mais laisse aux municipalités le soin d’autoriser ou non des cimetières. Dans les faits, plus de 99,9 % des cimetières ne pratiquent que la crémation, ce qui complique fortement le respect des rites islamiques. Certains projets locaux de carrés musulmans ont été acceptés, d’autres abandonnés face à l’opposition d’habitants ou d’élus, obligeant des familles à transporter les dépouilles sur de longues distances ou à les rapatrier à l’étranger. Pour les associations musulmanes, cette situation illustre le décalage entre le discours officiel sur le « vivre ensemble » et la réalité du terrain.