L’interdiction australienne des réseaux sociaux aux moins de 16 ans peine à produire les effets attendus. Trois mois après son entrée en vigueur, plus de 81 % des jeunes interrogés utilisaient encore au moins une plateforme concernée, contre près de 86 % avant la mesure. Environ 58 % déclaraient même s’y connecter quotidiennement.
Le nombre d’adolescents possédant directement un compte a pourtant diminué, passant de 52 % à 42 %. Cette baisse a surtout concerné YouTube, Snapchat et TikTok. La réglementation, appliquée depuis le 10 décembre 2025, impose aux plateformes de prendre des mesures raisonnables pour empêcher les moins de 16 ans de créer ou de conserver un compte.
Les systèmes de vérification de l’âge constituent la principale faiblesse du dispositif. Près de la moitié des jeunes ayant conservé leur compte affirment que leur âge n’a jamais été contrôlé. D’autres avaient indiqué avoir au moins 16 ans ou ont été incorrectement considérés comme majeurs par les outils automatisés des plateformes.
L’étude, menée auprès de plus de 4 000 enfants et familles, ne relève pour l’instant que peu de changements dans les activités sportives, culturelles ou familiales. Plus de 65 % des participants estiment également que la restriction n’a eu aucun effet sur leur santé mentale. Le régulateur eSafety poursuit désormais son évaluation et enquête sur la conformité de Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.
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