Mark Zuckerberg accélère les investissements de Meta dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.

Meta : son flux de trésorerie disponible chute de 91 % sous le poids de l’IA

Meta a vu son flux de trésorerie disponible s’effondrer de 91 % au deuxième trimestre 2026, passant de 8,55 milliards de dollars un an plus tôt à seulement 784 millions. Cette chute ne signifie pas que le groupe manque de liquidités : au 30 juin, il détenait encore 90,26 milliards de dollars en trésorerie, équivalents et titres négociables. Elle montre surtout que presque tout l’argent généré par ses activités a été absorbé par ses investissements.

Le groupe a produit 31,86 milliards de dollars de trésorerie opérationnelle sur le trimestre, mais ses dépenses d’investissement ont atteint 31,08 milliards. Meta finance notamment de nouveaux centres de données, des serveurs, des réseaux et une puissance de calcul destinée à l’entraînement de ses modèles d’intelligence artificielle. Pour l’ensemble de 2026, l’entreprise prévoit désormais entre 130 et 145 milliards de dollars de dépenses d’investissement, contre une estimation initiale comprise entre 115 et 135 milliards.

Cette accélération intervient alors que l’activité principale reste solide. Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 28 % pour atteindre 60,8 milliards de dollars, porté par la publicité sur Facebook, Instagram et les autres applications du groupe. Meta comptait également 3,60 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens en moyenne en juin. Mark Zuckerberg estime que l’IA doit améliorer la recommandation de contenus, la performance publicitaire et permettre le développement d’agents personnels ainsi que de nouveaux services commerciaux.

Les marchés s’interrogent toutefois sur le délai nécessaire pour rentabiliser ces investissements massifs. L’action Meta a reculé dans les échanges après la publication, tandis que les dépenses totales ont bondi de 55 % à 42,03 milliards de dollars. La stratégie ne menace donc pas immédiatement la solvabilité du groupe, mais elle réduit fortement l’argent disponible après investissements et augmente la pression sur Zuckerberg pour démontrer rapidement que l’IA peut créer des revenus capables de justifier cette nouvelle course aux infrastructures.

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