AstraZeneca aurait engagé des discussions avec Bristol Myers Squibb autour d’un rapprochement susceptible de créer l’un des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux. Selon le Financial Times, les échanges se seraient déroulés ces derniers mois et porteraient sur une opération valorisant l’ensemble à près de 400 milliards de dollars. Les négociations restent toutefois préliminaires et rien ne garantit qu’elles déboucheront sur un accord définitif.
Une fusion réunirait deux acteurs particulièrement puissants dans l’oncologie, l’immunologie et les maladies rares. AstraZeneca affiche une capitalisation proche de 196 milliards de livres, tandis que Bristol Myers Squibb vaut environ 133 milliards de dollars. Le rapprochement donnerait naissance à un géant disposant d’un vaste portefeuille de médicaments, d’importantes capacités de recherche et d’une présence commerciale renforcée aux États-Unis, en Europe et en Asie.
L’opération permettrait également aux deux entreprises de répondre à des défis différents. AstraZeneca vise 80 milliards de dollars de revenus annuels d’ici 2030, portée notamment par ses traitements contre le cancer. Bristol Myers Squibb cherche pour sa part à compenser l’expiration prochaine de plusieurs brevets majeurs et le recul de certains anciens médicaments, malgré les bonnes performances récentes d’Eliquis et de ses nouvelles thérapies.
Un accord d’une telle ampleur serait cependant soumis à un examen réglementaire particulièrement strict. Les autorités pourraient s’inquiéter du chevauchement des portefeuilles en oncologie et de la concentration du marché pharmaceutique. AstraZeneca n’a pas commenté publiquement ces informations et Bristol Myers Squibb n’a pas confirmé les discussions. Le projet reste donc incertain, mais il pourrait transformer profondément l’équilibre mondial de l’industrie du médicament.

